COMMENTAIRE: Les crimes haineux augmentent et les musulmans sont de plus en plus des cibles

Par Memona Hussain Spécial à Global News

Laura Whelan

Le 22 avril, une femme était prétendument agressé à l'extérieur du stationnement de Walmart à Milton, en Ontario. L'agresseur présumé l'a frappée alors que la victime était avec ses filles de deux mois et quatre ans.

Malheureusement, il ne s’agit plus d’un incident «atypique ou ponctuel». Le Conseil national des musulmans canadiens a rapporté 72 incidents en 2017 et 41 en 2018.

Cet incident a été rapporté dans les médias locaux. Mais de nombreux incidents de ce type ne sont pas signalés.

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Une récente Enquête IPSOS souligne également les failles de la société.

Près de la moitié des Canadiens (47%) croient que le racisme est un problème majeur auquel la société est confrontée aujourd'hui. Un Canadien sur quatre (23%) a été victime de cette marée croissante.

Et bien que les Juifs et les Noirs aient également été ciblés, environ 59% des personnes interrogées pensaient que les musulmans étaient les cibles les plus probables. Le même sondage révèle que plus d'un quart des Canadiens pensent qu'au cours des cinq dernières années, il est devenu «plus acceptable» d'avoir des préjugés contre les musulmans et les Arabes.

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L'enquête se poursuit avec des statistiques montrant que près de quatre Canadiens sur dix estiment que les immigrants constituent une menace pour les Canadiens blancs et volent leur emploi. Trois Canadiens sur 10 croient également que les musulmans au Canada suivent la charia au lieu de la loi locale et que deux Canadiens sur 10 pensent que les personnes de confession juive contrôlent les médias et les finances dans le pays.

Statistique Canada a également signalé une augmentation de 47% des crimes haineux déclarés par la police entre 2016 et 2017. Au cours de la période, les affaires liées aux musulmans ont augmenté de 151%, tandis que les affaires contre les Juifs ont également augmenté de 63%.

Les plus gros sauts ont été observés en Ontario et au Québec, où ils ont augmenté respectivement de 207% et 185%.

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Annuel du service de police de Peel Crimes motivés par la haine rapport documente la tendance. En 2017, 48,1% des crimes haineux ciblaient des groupes religieux et les musulmans étaient les plus lésés. Le nombre d'incidents contre eux est passé de cinq en 2016 à 57 en 2017.

L'ère Trump a également donné un coup de pouce aux tendances de la suprématie blanche. Des groupes extrémistes d'extrême droite locaux ont pénétré dans les institutions canadiennes. Une récente enquête des Forces armées canadiennes a révélé que certains de ses membres étaient liés à six groupes haineux depuis 2013.

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Les minorités visibles estiment également que le nombre de crimes haineux est sous-estimé, non seulement en raison d'incidents non signalés, mais aussi parce que les forces de l'ordre ne traitent pas chacun de ces incidents comme un crime haineux ou comme une conséquence directe de l'islamophobie.

Le gouvernement est conscient des lignes de fracture émergentes. Il a pris des mesures pour assurer la sécurité des minorités visibles. Sécurité publique Canada a dépensé plus de $7 million depuis 2012 pour améliorer la sécurité des institutions religieuses. Pourtant, la vague de crimes violents et haineux continue.

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Récemment, l'Association musulmane du Canada et le Conseil musulman de Peel ont accueilli la police de Peel et la GRC pour discuter de la façon dont elle faisait face à la montée de l'extrémisme et de l'islamophobie. Pour surmonter le sentiment d'insécurité parmi les minorités visibles et pour comprendre «l'autre point de vue», il est absolument nécessaire de multiplier ces interactions.

«Le multiculturalisme canadien n'est pas axé sur l'équité ou l'action positive», écrit Brittany Garuk dans un article en ligne. Au lieu de cela, Garuk adopte le point de vue selon lequel il se concentre sur des aspects «non controversés» de la culture, tels que la nourriture, les vêtements, la danse et la musique, qui sont utilisés pour promouvoir le tourisme. «Nous devons cesser de nous demander si le racisme est un problème ici, et parler de« pourquoi »c'est un problème ici.»

Ottawa doit s'engager face à l'énormité de la situation. Définir l'islamophobie en termes absolus pourrait être la première étape du processus.

Commençons également par définir une définition globale de l'islamophobie et donner la priorité à ce dilemme au sein du gouvernement et des forces de l'ordre.

Il ne s’agit pas simplement d’un problème concernant la communauté musulmane, mais plutôt d’une question canadienne de justice sociale et d’égalité qui doit être abordée avant que cette pandémie n’atteigne d’autres communautés.

Memona Hossain termine son doctorat en écopsychologie et est membre du conseil d'administration de l'Association musulmane du Canada.

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